Au lieu d'écrire avec le doigt sur la buée d'une vitre, j'ai choisi de laisser sur ce blog quelques TRACES, des mots, des images, des racines traçantes qui sortiront sur d'autres terres, les vôtres peut-être. Il y a des TRACES sans hommes il n'y a pas d'homme sans TRACES, même si nous sommes Définitivement provisoires et provisoirement définitifs.CARTE/ECART/TRACE. N.B.Les textes et photos dont je suis l'auteur ne sont pas libres de droits
Pages Poésie. Littérature . Gravure . Peinture. Photographie. Divers. Bio
jeudi 2 janvier 2014
mercredi 1 janvier 2014
OUVRIR / FERMER
Fermer Ouvrir
Une porte se ferme
une autre s'ouvre
Janvier le mois de Janus, le dieu à double face qui pouvait regarder devant derrière.
Beckett dans "Fin de partie": "La fin est dans le commencement et cependant on continue."
...faisait écho à T.S. Eliot :" Or say that the end precedes the beginning,
And the end and the beginning were always there
Before the beginning and after the end.
And all is always now..."
"Ou disons que la fin précède le commencement,
Que la fin et le commencement ont toujours été là
Avant le commencement , après la fin.
Et tout est toujours maintenant..."
"La Terre Vaine".
qui faisait écho à Saint Augustin qui parle des 3 modes du temps, des 3 formes de présence à la conscience :
Le présent des choses passées
Le présent des choses présentes
Le présent des choses futures.
Bonne Année à chacun
Bloavez Mad.
dimanche 29 décembre 2013
AIMER
"Aimez-vous quelqu'un autant ou mieux que vous ?
La seule question est là. Vous êtes heureux, même si vous n'êtes pas jugé de retour.L'âge adulte commence au-delà des déceptions et illusions, quand on est capable de dire amen, sans démissionner de la volonté de vie.
Vous avez des problèmes avec vos enfants, dites-vous ? Si vous vous mettiez à exister, si vous faisiez le poids, si vous deveniez autre chose que le haut-parleur des peurs et des principes; si vous n'étiez plus l'homme absent; si la sérénité vous habitait; si vous étiez capable de vous laisser ré-engendrer par vos fils, c'est à dire expulser par eux de votre carapace de sérieux et de tristesse; si vous aviez la liberté intérieure, de l'humeur, de la fantaisie...
Êtes-vous sûr que ce n'est pas la mort en vous qu'ils repoussent sans le savoir ?
Allons, dit l'Ange, qui que vous soyez, il y a une joie pour vous.Et assez de gémir contre le temps présent, le mal. Laissez le bien pousser en vous et prendre toute la place. Le reste est vain. Allez, partez ! Rentrer en soi, partir en ce sens, c'est la même chose."
Jean SULIVAN / Bloc Notes
Texte trouvé en septembre dernier dans la minuscule chapelle de Sivergue, le plus petit village haut perché du Lubéron.
Lumière!
"Nous avons tous deux vies.
La deuxième commence le jour où on s'aperçoit qu'on n'en a qu'une."
Confucius.
La seule question est là. Vous êtes heureux, même si vous n'êtes pas jugé de retour.L'âge adulte commence au-delà des déceptions et illusions, quand on est capable de dire amen, sans démissionner de la volonté de vie.
Vous avez des problèmes avec vos enfants, dites-vous ? Si vous vous mettiez à exister, si vous faisiez le poids, si vous deveniez autre chose que le haut-parleur des peurs et des principes; si vous n'étiez plus l'homme absent; si la sérénité vous habitait; si vous étiez capable de vous laisser ré-engendrer par vos fils, c'est à dire expulser par eux de votre carapace de sérieux et de tristesse; si vous aviez la liberté intérieure, de l'humeur, de la fantaisie...
Êtes-vous sûr que ce n'est pas la mort en vous qu'ils repoussent sans le savoir ?
Allons, dit l'Ange, qui que vous soyez, il y a une joie pour vous.Et assez de gémir contre le temps présent, le mal. Laissez le bien pousser en vous et prendre toute la place. Le reste est vain. Allez, partez ! Rentrer en soi, partir en ce sens, c'est la même chose."
Jean SULIVAN / Bloc Notes
Texte trouvé en septembre dernier dans la minuscule chapelle de Sivergue, le plus petit village haut perché du Lubéron.
Lumière!
La deuxième commence le jour où on s'aperçoit qu'on n'en a qu'une."
Confucius.
lundi 14 octobre 2013
VIVRE
G. Ligeti / Musica ricercata
"Je suis mort parce que je n’ai pas de désir,
Je n’ai pas de désir parce que je crois posséder,
Je crois posséder parce que je n’essaye pas de donner ;
Essayant de donner, on voit qu’on n’a rien,
Voyant qu’on n’a rien, on essaye de se donner,
Essayant de se donner, on voit qu’on n’est rien,
Voyant qu’on est rien, on désire devenir,
Désirant devenir, on vit."
René Daumal.
Je suis mort parce que je n’ai pas de désir.
Je n’ai pas de désir parce que je crois posséder.
Je crois posséder parce que je n’essaie pas de donner.
Essayant de donner, on voit qu’on a rien.
Voyant qu’on a rien, on essaie de se donner.
Essayant de se donner, on voit qu’on est rien.
Voyant qu’on est rien, on désire devenir.
Désirant devenir, on vit.
René Daumal
En savoir plus sur http://www.paperblog.fr/1659351/le-desir-rene-daumal/#yt6dEMfs7yR1FxTm.99
mercredi 9 octobre 2013
"Tâchez d'être heureux"
"Allez
tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la
paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant
que possible en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et
clairement votre vérité et
écoutez les autres, même le simple Soyez
prudents dans vos affaires ; car le monde est plein de
fourberies.
Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs
individus recherchent les grands idéaux, et partout la vie est
remplie d’héroïsme.
Soyez vous-même. Surtout n’affectez pas l’amitié. Non plus ne
soyez cynique en amour, car il est en face de
toute stérilité et
de tout désenchantement aussi éternel que l’herbe.
Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même.
Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d’être ici. Et qu’il vous soit clair ou non, l’univers se déroule sans doute comme il le devrait. Soyez en paix avec dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie la paix dans votre âme de votre cœur. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.Prenez attention, tâchez d’être heureux."
Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même.
Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d’être ici. Et qu’il vous soit clair ou non, l’univers se déroule sans doute comme il le devrait. Soyez en paix avec dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie la paix dans votre âme de votre cœur. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.Prenez attention, tâchez d’être heureux."
Anonyme,
manuscrit trouvé dans une église de Baltimore en 1692. ou plus vraisemblablement texte écrit en 1927 par le poète anglais Max Ehrmann (1872-1945)
UNGARETTI :
La mattina
Millumino
d'immenso
Matin
Je m'éblouis
d'infini
ou
Le matin
je m'illumine
d'immensité
(traduction de Philippe Jaccottet)
dimanche 22 septembre 2013
TORU TAKEMITSU - La pluie ne lave rien
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son site www.giannigiosue.com
ses expos http://gianni-giosue.photoshelter.com/about/
l'espoir du vent
gonfle les nuages
mais la pluie ne lave rien
Fukushima mon amour
le vent caresse l'eau
le ventre de la mer est calme
le vent s'est levé
parti ailleurs plus loin
ne restent sur l'eau
que quelques planches
un haïku sur ma feuille
les rayons ne parlent pas
ils courent
quelques traces
une carte sur l'écran
le territoire du silence
l'odeur du thé
dans la maison
une tasse renversée
le soleil se lève
encore dans son pays
les ombres le mangent
je n'ai plus d'encre
pour finir mon papier
sous le toit effondré
sous les cils noirs
quelques lumières
phosphènes
Jacques Poullaouec
Jacques Poullaouec
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