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mercredi 9 mai 2012

Ephémère




 Du 23 au 27 mai 2012

Je participe avec d'autres artistes à un circuit définitivement provisoire ou éphémère ou effet mer sur les bords du Golfe du Morbihan, à Séné (Morbihan). J'expose quelques gravures dans la chapelle de Kerarden


.

OUF

 OUF  !

On le croyait définitif, il n'était que provisoire, provisoirement définitif



6 MAI 2012
Victoire

Chez nous, il y avait un problème
auquel nous avons enfin trouvé une solution.

La chasse d'eau a enfin marché!
ça commençait à sentir mauvais .







                               Photographie de Richard/ Marcusderé

jeudi 3 mai 2012

CLOCHELUNE

Juliette Schweisguth (dite “Clochelune”)

,née en 1973, décédée en juillet 2011; souffrait depuis le berceau d'une grave malformation cardiaque inopérable.Elle avait un souhait : que ses haïkus soient publiés.

C'est fait
"MON OMBRE EPAISSE ET LENTE",
 haïkus de Juliette Schweisguth,/ Préface de Thierry Cazals.
paraît le 3 mai 2012, aux éditions Pippa.25 rue du Sommerard, Paris 75005.
Merci de faire suivre l’information.
Possibilité de commande sur le site de l’éditeur : http://www.pippa.fr

Juliette, je te parle là où tu es, d'ici où tu n'es plus.


Ainsi "les galops de ton cœur sont allés trop loin", et tu n'as pu que les suivre.
Tu t'es éteinte mais "dans ton cœur un oiseau bleu s'est ouvert".



Ton souffle s'épuisait
un appel d'air
tu t'es envolée  

Restent tes haïkus, "graines minuscules de tout", la vie court après la vie, la vague court après la vague.

"La poésie est immortelle. Elle nous survivra" ,voilà ce que tu écrivais dans ton dernier blog.

Liette, je viens de recevoir ton livre  une merveille d'écriture et de vie. Je le dis en dehors de tout pathos ou convention. Je te connaissais sans te connaître, sans t'avoir jamais rencontrée.Tu avais lu mon livre. Ce sont les chats qui nous ont réunis. Ton chat Schubert qui te disait que le haïku est un impromptu et le chat de mes"Haïkus du chat" se sont sans doute parlé, ont glissé sous tes yeux, échappés de mon livre. Tu m'avais ouvert les pages du site littéraire Francopolis pour une interview. J'aurais tant aimé te rendre la pareille pour que tu  me parles de ce grand-petit recueil posthume" Mon ombre épaisse et lente",, .Je m'adresse à toi dans cette page de mon blog, que tu liras sûrement, car tu es pour toujours Là et pas là. ,définitivement provisoire, provisoirement définitive .
Un livre de haïkus se lit rapidement mais indéfiniment car il ne s'épuise jamais. L'ombre se déplace lentement mais revient le lendemain,à la même place, si elle a rendez-vous avec le soleil. L'ombre est pleine de rêves légers, comme une manière noire qui sait si bien dire la lumière.

Merci, Juliette.
Rendez-vous dans ton livre.

"dans mes bras
le matou s'en va
reste son ombre"

"au bout du chemin
murmures d'une boîte aux lettres
lisant l'océan"

Note: en caractères gras les citations du livre de Liette Clochelune.

mercredi 18 avril 2012

REVER OUESSANT

Les rêves naissent où ils le veulent. Chacune de nos têtes en abrite quotidiennement. Mais nulle part ailleurs qu'à OUESSANT , ils ne trouvent meilleur repaire .  Portés par les grands vents de Noroit, ils naviguent sur les nuages et s'accrochent aux rochers de Pern ou aux phares du Créach , de la Jument et du Stiff.










Mes rêves y sont encore, mais j'en ai recueilli quelques uns dans les pages de ce livre "REVER OUESSANT".aux éditions "GEORAMA". Les photographies sont de Hervé Inisan qui réussit à arrêter les nuages . Mes textes sont des vers qui se veulent libres ou des proses poétiques. Ce n'est donc pas un ouvrage d'historien, de géographe, de sociologue ou de naturaliste. Il s'agit d'avantage d'une déambulation initiatique dans une île dont on revient transformé. Si vous voulez , nous pouvons partager  avec vous ces lignes d'erre.

mercredi 15 février 2012

La parole des murs



"Démosthène, je t'aime "...voilà ce que dit un mur à Santorin, l'île-volcan...Une femme déclare son amour...4 baisers rouges sur un mur blanc...l'orateur grec doit sentir un retour de flamme!
Perceval , lui aussi, musait, dormait debout, fasciné lui aussi devant 3 gouttes de sang d'une oie sur la neige, 3 taches rouges sur fond blanc, qui lui rappelaient sa belle Blanchefleur et son teint incarnat .



                                          Parole plus officielle et marmoréenne à AKROTERI ...




Elle regarde le chaland qui passe
Elle est fière et digne
Sur le mur s'écrit la misère


La Grèce a perdu ses A
l' Espagne a retrouvé ses A...narchistes

à Barcelone, les murs ont la parole.




Picasso murmure son nom



Il y a mille manières de tuer la beauté



"Le prix à payer pour vivre
Plus on est pauvre
Plus c'est cher." ...
                             ...dit le mur.


Circulez, braves gens , il n'y a rien à voir.






La Joconde garde le sourire
elle n'est jamais déplacée... 

WHY NOT ?


Il faut laisser les mots
trouver leur place
 sur les cahiers
dans les journaux
dans les livres

il faut laisser les mots
prendre leur place
dans vos bouches
dans vos oreilles 


 Certains s'envolent
d'autres planent
sans trouver d'oreille
 pour les cueillir
Il y en a 
qui s'agrippent aux murs

Ouvrez grand vos yeux
Quelqu'un les a dits
quelqu'un les a écrits

 Qui ?
Peu importe

Pourvu qu'il reste quelques uns pour les lire
Le Verbe se fera chair .

mardi 7 février 2012

Tu es un oiseau

 
gravure de J.Poullaouec.

Rabbi Nahman, illustre kabbaliste de Bratslav, en Europe  centrale , disait à un disciple :

 "Tu es un oiseau...
--Mais je n'ai pas d'ailes !
--Tes ailes, ce sont tes mots.


Parle, envole-toi! Traverse l'espace et le temps!Brise les chaînes d'une histoire qui ne t'appartient pas, qui n'a pas le droit de t'alourdir et de te retenir. Fais éclater l'horizon! Retrouve l'instant précieux du déchirement créateur, où, soudain, dans un paysage inconnu, les choses revêtent un autre aspect. Souviens-toi que les hommes, même s'ils doivent mourir, ne sont pas nés pour mourir mais pour changer, innover, s'ouvrir à la naissance et à la renaissance."

Et le rabbi ajoutait: "Ne demande jamais ton chemin à quelqu'un qui le connaît...Tu ne pourrais pas t'égarer..."


 









"Si tu cherches ton chemin,
demande à la poussière,
elle a suivi le trajet du soleil."

Celui qui n'a jamais pris le risque de se perdre ne connaîtra jamais le plaisir de se trouver.

J.Poullaouec

samedi 4 février 2012

Lever la tête, poser ses yeux

 







Dans les villes, pose ton regard sur la lèpre des murs
le musée est en plein air
lève la tête
il y a 
des rêves
suspendus dans l'entre-deux
le linge sèche en attendant les corps
les bras en tombent
il faudrait des épingles à mots
pour accrocher le réel
le corps du vent
gonfle les ombres
et enfle les narines d'une douce odeur de lessive et d'enfance











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